Gratias KIBANDJA ; au cœur d’un combat pour la dignité des femmes vulnérables au Nord-Kivu

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2–3 minutes

Dans une zone où les conflits armés ont profondément bouleversé des vies, Gratias KIBANDJA, juriste de formation, a choisi de consacrer son engagement à celles qui portent une grande partie des conséquences des crises. A travers Women in Action for Human Dignity (WAHDi asbl), elle défend une approche qui ne réduit pas leur vulnérabilité à un besoin d’assistance, mais qui cherche à reconstruire leur autonomie, leur dignité et leur capacité à participer à la paix.

Dans l’Est de la RDC, les années des conflits ont laissé derrière elles des milliers des femmes confrontées aux déplacements forcés, à la pauvreté, aux violences et à une profonde précarité économique. C’est dans cet environnement que Gratias KIBANDJA mène son combat. A travers WAHDi asbl, cette jeune femme initie d’autres femmes à retrouver une place dans la communauté même après être passées par des moments très difficiles. Parmi les initiatives portées par cette organisation figure un projet consacré à la fabrication des briquettes écologiques et des foyers améliorés. Cette activité au premier regard peut sembler essentiellement environnementale. Mais pour Gratias KIBANDJA, elle présente surtout une opportunité d’autonomisation économique pour des femmes exposées à une extrême pauvreté. Elle est convaincue que soutenir une femme vulnérable ne consiste pas uniquement à lui apporter une aide ponctuelle mais à l’aider à trouver une source de revenus, de prendre des décisions pour elle-même et de retrouver une place dans la communauté.

Chaque femme arrivée dans le projet avec son histoire, apporte également une expérience de survie. Certaines savent déjà comment gérer un petit commerce et d’autre vivent des petits travaux. Pour plusieurs, le manque d’information et l’absence de capital les empêchait de transformer leur compétence en véritable activité économique. Le rôle de Gratias consiste aussi à créer des conditions qui permettent aux expériences de devenir des possibilités. Elle insiste notamment sur l’importance du travail en groupe. Dans un contexte où les difficultés économiques peuvent isoler les personnes, la mise en commun des efforts permet de créer des réseaux de solidarité. Les femmes travaillent plus pour leur propre survie ; elles commencent à réfléchir sur des activités qui peuvent bénéficier à plusieurs familles. Gratias KIBANDJA sait que quelques semaines de formation suffisent à effacer des années de précarité.

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