Être belle, pour qui ?

—

1–2 minutes

Une femme qui se maquille avant de sortir, qui change de coiffure très souvent, qui surveille son poids, qui cache son ventre sous des gaines avant d’apparaitre en public mais entend dire qu’elle est négligée lorsqu’elle ne fait pas tous ces efforts. Lorsqu’une femme passe autant de temps à travailler sur son apparence, est-ce toujours un choix personnel ?

Une femme se regarde dans le miroir avant de sortit ? Elle arrange ses cheveux, vérifie son maquillage, change trois, quatre tenues avant une apparition publique. Elle hésite encore et encore. Derrière tout ceci se cache toute une vie des regards. La femme apprend au cours de sa vie que certains types de corps sont mieux que d’autres, que certaines couleurs de peau sont plus belles, qu’il faut avoir u ventre plat, qu’il faut garder sa jeunesse le plus longtemps possible. Elle comprend avec le temps que son apparence ne lui appartient pas complètement. Elle doit être belle pour être admirée, pour obtenir un emploi parfois, belle pour son mari, belle pour mériter un certain type d’hommes, belle pour trouver un bon cercle d’amies, belle pour garder son mari fidèle.

L’on n’arrête pas de répéter aux femmes qu’elles sont toutes belles. Belles sans maquillage, belles avec des rondeurs, belles avec des rides, belles avec des petits mollets, belles après l’accouchement, belles avec les lèvres foncées, etc. le message est séduisant toutes les femmes auraient le droit de se trouve belles telle qu’elles sont. Mais dans la vie réelle, une contradiction s’observe. Plus le temps passe, plus la liste des choses à corriger chez les femmes s’allonge. Aujourd’hui il ne suffit pas d’être jolie mais d’avoir un teint uniforme et lumineux, des lèves pulpeuses et roses, une taille marquée, une poitrine proportionnée, un derrière généreux. L’on apprend à la femme qu’il faut aimer son corps tout en lui vendant des produits pour la transformer. La beauté devient de plus en plus une équation très compliquée. Une femme peut passer des années à travailler sur son apparence sans jamais avoir le sentiment d’être arrivée quelque part.

Trop pauvres pour être des femmes…

Une femme ne dépense pas seulement pour paraitre belle mais elle peut le faire pour éviter d’être déclassée, jugée ou considérée comme négligée. Dans le temps, une nouvelle économie s’est installée. L’on passe du soin quotidien à la transformation du corps. La skin care… Elle n’a rien de mauvais car prendre soin de sa peau est une partie de plaisir que toute femme aime s’offrir naturellement. Mais entre crème hydratante, sérums, acides, huiles, masques et traitements trop couteux, la différence est plus économique. Ensuite vient le maquillage. Lorsqu’une femme veut reproduire les standards de beauté qu’elle voit partout, la facture peut très facilement s’allonger. Fond de teint, correcteur, blush, bronzer, highlighter, poudre, palettes, pinceaux, etc. Puis le corps, des produits pour perdre du ventre, des compléments et autres boosters pour modifier la silhouette, des gélules pour avoir un teint plus éclatant, etc. La liste des choses qu’une femme peut désormais acheter pour se rapprocher des standards actuels de beauté est quasiment infinie. Être une femme ne devrait pas être un luxe, et certainement pas un abonnement mensuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *